La pandémie a provoqué un recul du produit intérieur brut mondial de 20% au mois d’avril, selon une évaluation de l’OFCE. L’Europe, qui est restée longtemps l’épicentre de la crise sanitaire, a subi de plein fouet la chute de l’activité au moment où les Etats ont durci les mesures de confinement.

Crise boursière, panique sur les marchés financiers, pétrole au plus bas, commerce mondial en berne, destructions d’emplois, industrie en crise… la pandémie a fait vaciller l’économie mondiale en seulement quelques mois. Selon une évaluation de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) rendue publique ce vendredi 5 juin, le produit intérieur brut global a plongé de 19% au cours du mois d’avril tandis que le commerce mondial a reculé de 25%. Ces chiffres, qui illustrent l’ampleur du choc au moment où les mesures de confinement ont été les plus strictes, masquent néanmoins des disparités relativement importantes selon les pays et les secteurs.

En outre, la sévérité des mesures de confinement par pays et les spécialisations économiques régionales peuvent aboutir à des résultats très disparates. Cette pandémie qui a provoqué une violente récession bouscule les méthodes et modèles de calcul des économistes et comptables nationaux. Les chercheurs de l’OFCE mettent en garde sur de possibles révisions dans les mois à venir. « Certains indicateurs manquent de robustesse, notamment pour le premier trimestre », a prévenu l’économiste et directeur du département Analyse et prévision Eric Heyer, lors d’un point presse. Malgré la fragilité des chiffres, la plupart des économistes s’accordent sur un choc de demande historique qui risque d’entraîner une spirale récessive très dangereuse si les destructions d’emplois se multiplient.

Catégories : economie

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